Artiste_6femmes

6 artistes femmes

Exposition du 24/02/2015 au 29/03/2015

« La galerie HEGOA présente des artistes femmes qui portent un regard sur les femmes du monde, à travers le temps. Entre poésie, sensualité, audace et engagement, l’exposition tente de faire découvrir les multiples facettes de la féminité. En tant que galeriste et avec le bienveillant concours d’Alain Mingam, je suis heureuse de donner aux femmes photographes et aux plasticiennes la place qui leur revient dans le monde de l’art contemporain. »

Nathalie Atlan Landaburu


SARAH CARON – Photographe

Sarah Caron

Photographe Reporter, travaille sur des sujets d’actualités pour la presse française et étrangère ainsi que sur des projets au long cours ou plus personnels.

Elle a reçu plusieurs distinction dont le Prix de la Fondation Lagardère, le Joop Swart Master Class du World Press, le prix du festival de Honfleur, la bourse de l’AFFA, le Getty Grant for editorial photography, et le Prix Canon / AFJ. Ces photographies sont dans des collections françaises dont le Centre National d’Art Contemporain et le Musée de l’Histoire et de l’Immigration.

Elle a exposée en France, en Espagne, aux Pays Bas, à Moscou, à Rio, à New York… Elle est Canon Ambassador Explorer.

Elle a publié : Odyssée Moderne (2004) éditeur Images en Manoeuvres et Pakistan/ land of the pure chez le même éditeur (2010) Le Pakistan à Vif éditeur JC Gawsewitch, (2010) un récit de 350 pages de ces principaux reportages au coeur d’un pays au bords du chaos.


MARIE DORIGNY – Photographe

Marie Dorigny

Après une première carrière de rédactrice, Marie Dorigny, 55 ans, a rejoint le monde de la photographie en décembre 1989, à l’occasion de la révolution roumaine. Ses reportages sur le travail des enfants, les formes contemporaines d’esclavage ou la condition des femmes dans les pays en développement ont depuis été publiés dans la plupart des journaux et magazines de la presse internationale.

En 2006, la Bibliothèque Nationale de France a présenté son travail sur les filières d’immigration clandestine et de prostitution, dans le cadre de l’exposition « Pour une photographie engagée ».

Plus récemment, la MEP (Maison européenne de la photographie) a accueilli « Main basse sur la terre », un reportage sur l’accaparement des terres au Mozambique, réalisé grâce à la bourse de l’AFD (Agence française de développement) dont Marie Dorigny a été lauréate en 2014.

Photo-reporter engagée, Marie travaille également sur des projets plus personnels. Son livre : « Cachemire, le paradis oublié », publié en 2004 aux éditions du Chêne, témoigne de son attachement à cette région où elle s’est rendue à de nombreuses reprises depuis son premier séjour en 1991.

Ces photos du Cachemire ont été exposées au Museum de Lyon et au Centre de Culture Contemporaine de Barcelone, dans le cadre de l’exposition thématique « Frontières », en 2007 et 2008.


ISABEL MUÑOZ – Photographe

Isabel Muñoz

Née en 1951 à Barcelone, Isabel Muñoz vit à Madrid depuis l’âge de 20 ans. C’est à cet âge qu’elle décide de se consacrer à la photographie et s’inscrit à l’atelier Photocentro.

En 1986, elle présente sa première exposition : Toques. Les expositions se succèdent durant les 20 années suivantes.

Ses photographies en noir et blanc sont consacrées à l’être humain, à travers des fragments de corps, des images de toreros, de danseurs ou de guerriers.

Isabel Muñoz est notamment dans les collections de la Maison européenne de la photographie (Paris), the New Museum of Contemporary Art (New York) et the Contemporary Arts Museum (Houston).

Outre, la grâce des danseuses sous des masques rituels ou des portraits graves, Isabel Munoz nous dévoile l’essence de l’être humain à la recherche de ses craintes et de ses passions. L’artiste nous emmène à travers ses photographies en voyage en Bolivie et en Inde où elle a longuement travaillé entre 2012 et 2013.


MARIANNE ROSENSTIEHL – Photographe

Marianne Rosenstiehl

Observatrice, libre et attentive, Marianne Rosenstiehl est une portraitiste virtuose de monstres sacrés. Rien ne prédestinait pourtant cette fille de mathématicien, à devenir photographe.

Après avoir fait ses classes en observant les chefs opérateurs sur les plateaux de tournages, à 23 ans elle devient la première femme photographe membre de l’agence Sygma. En 1998, 13 ans plus tard, elle intègre l’agence H&K jusqu’en 2009. Les plus imposants et les plus exigeants sont passés devant son objectif, grands comédiens, actrices sublimes, hommes politiques au poil dru.

Marianne réalise ses portraits comme on charme de somptueux animaux sauvages. Mais elle aime trop son métier pour succomber au chant des sirènes qui défilent devant son objectif.

Elle a accompagné la carrière d’Isabelle Adjani, Carla Bruni, Mylène Farmer, Amélie Nothomb et Juliette Binoche, qu’elle adore plus que tout photographier, une histoire qui dure depuis plus de 25 ans et qui a donné lieu à une très belle exposition chez Artcurial en 2009.

En novembre 2014, sa série « The Curse » sur le tabou du sang des femmes a été exposé dans le cadre de la sélection officielle du Mois de la Photo à Paris.


SABINE WEISS – Photographe

Sabine Weiss

«Faire des images de ce que je vois dans la vie est un bonheur, une nécessité même. Pour moi, saisir l’instant, exprimer l’émotion, attraper le geste ou l’ambiance de la chose vue et de communiquer cette vision à autrui est la passion du photographe»

Sabine Weiss est née en 1924 à Saint- Gingolph en Suisse. A dix-sept ans, elle prend la décision de devenir photographe puisque c’est ce qu’elle aime faire par dessus tout.

Elle entre à dix-huit ans à l’atelier Boissonas à Genève qui fêtait déjà à l’époque ses 80 ans d’existence. Elle apprend, de 1942 à 1945, la technique photographique En 1945, elle obtient son diplôme de photographe et ouvre son propre atelier en plein centre de Genève. Là elle réalise des photographies de publicité, des portraits, commence le reportage avant de partir s’installer définitivement à Paris en 1946.

Dès son arrivée, elle immortalise le Paris des années 50, ce Paris populaire qui baigne dans l’ambiance particulière de l’après-guerre. Recommandée par un ami, elle se présente chez Willy Maywald, célèbre photographe de mode, et en devient l’assistante.

En 1949 elle rencontre son mari le peintre américain Hugh Weiss et décide de s’installer à son compte.

En 1952, Robert Doisneau découvre ses photographies et lui propose d’entrer à l’Agence Rapho dont il fait partie. En même temps, elle signe avec le magazine Vogue un contrat qui durera neuf ans (mode et reportages). Elle travaille alors pour de nombreuses agences de publicité et en free-lance pour des revues importantes aux Etats-Unis et en Europe comme Match, Life, Time, Newsweek, Town and Country, Fortune, Holiday, European Travel and Life, Esquire, … parcourant les pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique et d’Asie.

Dès 1954 elle est exposée aux États-Unis et en 1955 le photographe américain Edward Steichen choisit trois de ses photographies pour l’exposition qu’il organise au Museum of Modern Art de New York « The Family of Man », événement qui marquera l’histoire de la photographie.

Dans les années soixante, elle poursuit ses collaborations avec les agences de publicité, la presse européenne et américaine, partageant son activité entre les commandes et l’approfondissement de son travail personnel.

Ces dernières années, Sabine Weiss se consacre à des expositions mettant en valeur toute son oeuvre dite humaniste qui la touche particulièrement.


GABRIELLA ZALAPÌ – Plasticienne

Gabriella Zalapì

Gabriella Zalapì développe son travail autour et à partir de l’image photographique et les dispositifs qui permettent le voir.

Par la peinture ou le dessin, elle utilise des images d’archives, des photos de presse, des photos qu’elle a prises, des clichés iconiques ou les vidéos circulant sur l’internet pour les agencer, c’est-à-dire : être au milieu, sur la ligne de rencontre d’un monde intérieur et d’un monde extérieur (Gilles Deleuze et Claire Parnet in Dialogues). Emprunter pour transformer et altérer.

Gabriella Zalapì a exposé au musée de la Palmeraie en décembre 2014, à Marrakech, exposition « Insoumission » (avec le peintre marocain Mahi Binebine comme commissaire), qui sera présentée en 2015 au siège de l’ONU à Genève puis à New York. Diverses expositions à New York, Genève, Sion, Annecy (Fondation pour l’art contemporain Salomon) et Paris.

Elle travaille comme scénographe, récemment du spectacle « Dalle belle città » à Lodi en Emilie Romagne ou avec Rukimini Chatterjee pour « Questionings » et Dorian Rossel pour « Soupçons » à Genève.

Gabriella Zalapì est née à Milan en 1972 et est diplômée de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (Suisse). Elle vit actuellement à Paris.