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17 artistes pour Gainsbourg

Exposition du 04/03/2016 au 08/04/2016

15 Photographes : Claude Azoulay – Jean Jacques Bernier – Jean-Claude Deutsch – Alain Dodeler – Just Jaeckin Claude Gassian – Michel Giniès – Frédérique Guin-Laurent – William Klein – Odile Montserrat – Bruno Mouron & Pascal Rostain – Yannick Ribeaut – Pierre Terrasson – Alain Trellu & Paul Raynal, peintre – Lolita, dessinatrice.

Azoulay

CLAUDE AZOULAY

Après avoir quitté le lycée Claude Azoulay commence son chemin de photographe. Assistant de Willy Rizzo pendant quelques mois en 1954, il continuera tout seul à nourrir sa passion de ses rencontres. Grand portraitiste de notre temps, il a immortalisé les visages les plus connus du milieu mondain et politique. La plupart de sa carrière est liée à Paris Match, où il travail jusqu’en 1996. Le sujet au centre de sa photographie a toujours été l’homme : « Bonheurs, amours, joies, fêtes, guerres catastrophes naturelles, rien de ce qui concerne l’homme ne m’est étranger.»

Donner la liste de ses « moments » de stars, c’est ouvrir une encyclopédie du cinéma. Serge Gainsbourg devait en faire partie. Le regard de Claude Azoulay est celui d’un témoin qui pour un instant participe à la vie de la famille qu’il immortalise. Il se laisse charmer par ces figures et il en reproduit l’intimité. « J’ai passé une après-midi très sympathique en famille avec Serge Gainsbourg, Jane Birkin et les enfants. Nous avons pris l’apéro dans la cuisine et je n’ai pas chanté ».

Bernier

JEAN-JACQUES BERNIER

Après avoir effectué ses premiers clichés comme portraitiste, Jean-Jacques Bernier se dirige très vite vers le photojournalisme en intégrant le staff de l’agence GAMMA. Après l’actualité, le magazine people et le cinéma comme photographe de plateau, il réalisera les portraits plusieurs personnages du spectacle. Il s’oriente ensuite vers la photo publicitaire et des marques. Actuellement, la passion de l’image toujours intense le fait errer entre villes, studios et expos pour fixer des images toujours surprenantes.

Paris le 10 juillet 1985, Studios Pin-Up, Serge Gainsbourg brandit le drapeau Bleu-Blanc-Rouge encore et encore, droit et fier comme un étendard. L’image « Aux armes et cætera » est née. « C’était sa période « Gainsbarre ». Nous deux, pas de maquilleuse, lumière crue, j’ai rencontré « Gainsbourg ». Passionné par l’image tout comme moi, nous avons partagé cette séance avec le même enthousiasme. A la fin, très pro, il brandissait encore et encore le tricolore, à la recherche de la perfection. Très sensible, il « sentait » l’image, son image ». J.J. Bernier

Deutsch

JEAN-CLAUDE DEUTSCH

Jean -Claude Deutsch a travaillé pendant 40 ans comme photographe à Paris- Match. Il n’a jamais ressenti son métier comme un travail, mais comme une passion. Ses nombreuses parutions et couvertures, ont été publiées dans de nombreux magazines tels que : Life magazine, Bunte, Stern, Women’s wear, Epoca. Bien qu’il ait acquis sa réputation grâce à la confiance des « people » qui ont accepté de se révéler dans leur intimité, il a su aussi recréer et transmettre l’authenticité des reportages des conflits qu’il a couverts.

Le rapport de confiance que Jean-Claude Deutsch instaure avec les célébrités qu’il immortalise, pousse ces personnages à lui montrer leurs cotés les plus personnels.

« Dès mon arrivée chez lui, rue de Verneuil, Serge Gainsbourg m’a proposé un double Pastis !! J’ai compris dès le premier regard qu’il était prêt à se dévoiler au travers de mon objectif  et la complicité qui s’est installée m’a permis de révéler son personnage de la manière la plus authentique. » J.C. Deutsch

Dodeler

ALAIN DODELER

« Eclusier pour gagner ma vie et photographe pour la vivre pleinement ». Après un stage chez Pierre Jean Amar et un autre à Arles enrichit par la rencontre de Willy Ronis, Alain Dodeler se consacre à la photo. Attiré par le social et l’humain, un petit deal avec le théâtre de Thionville lui permettait de découvrir les spectacles et la photo de spectacle. Depuis 1978 son œil aura regardé le monde bien vivant de la vie réelle et le plus factice des scènes de musique, de danse ou de théâtre.

« Je n’ai jamais rencontré Gainsbourg, j’ai eu la chance de pouvoir le photographier lors de son concert de novembre 1985 à Metz et je l’ai croisé en 1987 dans la salle de presse du festival de Bourges. Par contre sa musique m’accompagne depuis toujours, de la radio chez mes parents aux cassettes et disques par la suite. J’avais été faire des photos devant sa maison quelques jours après son décès et j’avais bien apprécié le «  no smoking » sur sa porte d’entrée… » A. Dodeler

Gassian

CLAUDE GASSIAN

Claude Gassian n’a pas encore 20 ans quand il est happé par le rock des années 1970. A cette première passion, s’ajoute rapidement celle de la photographie. Il devient alors le témoin privilégié d’une période de grande créativité, rencontrant au fil des années toutes les icônes internationales et françaises qui ont fait ou continuent de faire l’histoire de la musique.  On peut suivre ces rencontres à travers ses photographies reproduites régulièrement dans la presse, sur des pochettes d’albums, dans des ouvrages ou des expositions personnelles.

« J’adorais le voir apparaître silencieusement derrière la porte d’entrée de la maison rue de Verneuil. C’était la promesse d’un moment privilégié et réjouissant. Il ne subissait pas la séance photo, mais en jouait, commentant presque chaque prise. Sensible et généreux, il m’offrit la préface de mon livre « Rockimages » (1989). » C. Gassian

Ginies3

MICHEL GINIÈS

Après ses études, Michel Giniès s’initie au laboratoire noir et blanc aux Reporters Associés. Il débute comme photographe à l’agence Sipa en 1972. Il couvre plusieurs sujets, faits divers, politique, spectacle mais c’est dans les portraits de célébrités  qu’il se spécialise rapidement : acteurs, réalisateurs, chanteurs et écrivains. Il réalise plusieurs voyages de travail et ses photos sont publiées dans Life, Paris Match, Time, Stern, Figaro magazine, etc. Il expose en France et à l’étranger, à Art Paris, Paris Photo et au Centre Pompidou à Metz. Il a publié plusieurs livres sur les célébrités du cinéma.

« Mon admiration pour Serge Gainsbourg m’a porté tout naturellement à vouloir le photographier dès que je le pouvais. Je courrais les soirées, les premières de films, les répétitions du Gala de l’Union ou les plateaux télé. Et bien entendu quand il était là, je faisais en sorte de rester le plus longtemps possible avec lui, pour le photographier le plus possible. Et j’ai saisi je pense des moments vrais de sa vie, il était lui même et pas en représentation. Ma discrétion d’alors m’a permis de montrer aujourd’hui l’homme derrière l’artiste … » M. Giniès

Guin-Laurent

FRÉDÉRIQUE GUIN-LAURENT

Diplômée de l’Université de Paris VIII (cinéma), Frédérique vit et travaille à Paris depuis 1983. Originaire de Nantes, elle a grandi avec les vagues, les nuages et le ciel de tempête entre la Loire et l’océan Atlantique. De son enfance, elle garde les yeux bleu-vert avec un regard aigu sur la nature et l’harmonie des contrastes.

Frédérique n’oublie jamais cette phrase de John Stuart Mill «La Photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard». Elle puise son inspiration dans ces petits morceaux de vie cachés dans le quotidien.

Frédérique définit ses photographies « humanistes, des témoignages simples de la vie ». Fascinée par les ambiances cinématographiques de son père, elle a toujours fait de la photographie, même sans appareil photo, s’attachant autant aux sujets photographiés qu’aux lieux dans lesquels ils évoluaient.

Le concept de « prévoyance et hasard » sort de la photo prise à Serge Gainsbourg en 1989 en avenue de Wagram : « Soirée 20 ans Fnac Etoile, j’enjambe le cordon qui délimitait un studio photo improvisé comme un boxeur qui entre sur le ring. Sous un épais nuage de fumée, il est apparu, se détachant sur un fond vermillon, sans l’ombre d’un doute…  c’est lui, je shoote ». F. Guin-Laurent.

Jaeckin

JUST JAECKIN

S’il s’est forgé une certaine notoriété grâce au 7ème art, ce précurseur de l’érotisme sur pellicule a pour premier amour la photo. Avant de lancer sa carrière de cinéaste, Just Jaeckin était photographe pour Vogue. Pendant 7 ans sous son objectif, il a vu défiler de grandes stars : de Brigide Bardot, en passant par sa muse Sylvia Kristel (l’interprète de la mythique Emmanuelle) ou encore Serge Gainsbourg et Jane Birkin.

« C’est moi ai présenté Jane à Serge. Cela s’est passé à Londres. C’est moi qui fus l’entremetteur. Et le courant n’est pas passé tout de suite entre les deux, loin de là. Serge s’est montré très dur avec elle… » J. Jaeckin

On connaît la suite !

Klein

WILLIAM KLEIN

Après 60 ans de glorieuse carrière, William Klein est à nos jours considéré comme un des photographes le plus influents du XXème siècle. Souvent cité, avec Robert Frank, comme père de la « street photography », il est principalement connu pour ses expériences dans le photojournalisme et la série de livres consacrée aux grandes villes du monde entier. Son approche ironique, unis à un usage fréquent du grand-angle et du téléobjectif, a révolutionné le genre de la photographie de mode.

William Klein fait la connaissance de Gainsbourg en 1967 sur le tournage de Mister Freedom. En 1984 Gainsbourg lui demande un portrait de lui en travesti pour la pochette de son album Love on the beat. Klein lui répond « Génial, on va faire une pouffe! ». Mais Gainsbourg a une bien meilleure idée : « Ah non, je veux être très belle! ». 8 jours sans alcool, maquillage, cernes gommées et oreilles collées avec du scotch : Gainsbourg avait été transformé en diva de la une de Vogue. W. Klein.

Lolita

LOLITA

Née en 1986, dessinatrice originaire de la ville de Châlons-en-Champagne comme un certain Cabu, Lolita a le crayon bien encré dans sa main gauche. Autodidacte, elle aime user du feutre et de l’aquarelle. Parfois même d’un peu d’acrylique. Amoureuse de Paris, des gens, de la vie et de musique passionnément, ses muses chantent au son de cette ville où l’on ne dort jamais.

Influencée par Cabu évidemment, mais aussi par Sempé, Peynet, Zep ou même Margaux Motin, le trait se jette sur le papier avec une finesse souvent colorée d’un humour presque trash, se teintant parfois du rouge rebelle, du noir de la satire.

« Fascinant de par son génie, délicat et bouleversant de fragilité, Serge Gainsbourg se fait muse d’un peu toujours sur mon papier » Lolita.

Montserrat

ODILE MONTSERRAT

Pour ses 10 ans, ses parents lui offrent la fameuse Boite « Brownie Flash Kodak ». Une passion est née et vivant au Maroc, les sujets ne manquaient pas… Engagée en France aux « Informations UNESCO », elle y fait la rencontre de Lucio Attinelli qui écrivait pour  » Le Ore « , un magazine romain disparu depuis. Elle lʼaccompagne sur les reportages pour le magazine et rencontre la famille Gainsbourg. Naît une amitié sincère pendant laquelle elle fige des instants intimes, privilégiés. Odile Montserrat a photographié toutes les plus grandes stars mondiales puis rentre à l’Agence SYGMA où elle a occupé le poste de Chef de l’editing international du matériel « people ».

« J’ai rencontré Serge en 1968. Il m’avait reçue chez ses parents où il habitait encore. Il était assis dans son grand fauteuil avec la photo de Bardot derrière. J’étais assise sur son lit et il m’a fait écouter « Je t’aime moi non plus »… Je n’en menais pas large… Il m’a proposé de partir à Londres avec lui où il devait mixer ce titre. J’y suis allée et l’ai ensuite photographié sur de nombreux tournages de shows télé et surtout dans sa maison de la rue de Verneuil… » O. Montserrat

Mouron-Rostain

BRUNO MOURON, PASCAL ROSTAIN

Dans un premier temps collègues à Paris Match, collaborateurs des nombreux quotidiens et magazines, Bruno Mouron et Pascal Rostain décident de fonder ensemble l’agence Sphinx. En 2007, ils réalisent le projet « Trash », en « faisant les poubelles » des célébrités qu’ils photographiaient. Cette recherche sociologique se poursuit actuellement lors d’un projet plus vaste, « Global Trash », où les deux photographes s’attachent à révéler le bilan de la consommation industrielle ou non à partir des poubelles d’anonymes des pays riches et des pays en voie de développement.

Chez Régine, le 24 octobre 1980. Bruno Mouron, armé de son appareil photo, est à la recherche des stars pour un reportage commissionné par le journal L’Aurore.

« Lors de la soirée du joaillier Cartier, Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg semblent seuls au monde. Malgré les nombreux photographes flashant autour d eux, leur séduction reste intacte. » B. Mouron

Raynal

PAUL RAYNAL

Né en 1949 à Levallois-Perret, Paul Raynal vit et travaille à Paris. Après des études d’arts plastiques et d’histoire de l’art aux Beaux-Arts de Toulouse, il obtient une licence d’arts plastiques à l’université d’Aix-Marseille. De retour à Paris il s’inscrit à l’Ecole Supérieur des Arts Décoratifs où il est formé à la technique de la sérigraphie. Il fréquente aussi pendant la même période des cours de cinéma à la Sorbonne. Titulaire d’une agrégation d’arts plastiques il enseigne quelques années au Maroc avant de revenir en France. Admirateur du Cubisme ( F.Léger) et influencé aussi par le «Pop-Art» et les «Nouveaux Réalistes», il commence à exposer son travail en 1993 et ne cesse pas depuis.

Embarqué dans un jeu de ruptures et de liaisons le spectateur est convié, dans les œuvres de Paul Raynal, à gouter à un univers poétique, sensuel et décalé.

« Black and white sont les deux couleurs qui me viennent à l esprit.A part le whisky c est le noir et le blanc des touches du piano donc de la musique et des paroles.. la nuit le jour ..surtout la nuit de la fête avant les ténèbres..mais reste les chansons éternelles..elles.. » P.Raynal

Ribeaut

YANNICK RIBEAUT

Diplômé en Activité et Techniques de Communication, presse et édition d’entreprise, Yannick Ribeaut aime partager son temps entre son expression artistique et son rôle de professeur des arts de la photographie, de formateur multimédia. Il est membre de l’Agence de photographie Dalle et ses photos on été publiés dans plusieurs magazines, tels que Le Monde et Télérama. Depuis 1994 il est régulièrement exposé en France et à l’étranger.

Neveu de Fulbert Ribeaut, le majordome et ami de Gainsbourg, Yannick nous présente des photos qui racontent le quotidien de Serge Gainsbourg dans son hôtel particulier de la rue de Verneuil. « Mon oncle conservait tous les mots que lui laissait Serge. J’avais envie de leurs rendre un hommage à tous les deux, ces hommes qui avaient compté chacun à leur façon. J’ai incrusté ces textes dans les photos pour les mettre en relation et ainsi créer un rapport textes/images, à tel point, qu’ils répondent les uns aux autres, tant au niveau du sens, que de la forme.» Y. Ribaut

Terrasson

PIERRE TERRASSON

Diplômé en arts plastiques à l’ l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts, Pierre Terrasson photographie la scène rock nationale et internationale des années 1980. Auteur de nombreux reportages pour la presse rock et la grande presse (The Cure, Depeche Mode, Lour Reed..), il réalise aussi plusieurs pochettes de vinyle. Depuis 2010, il fait de nombreuses expositions nationales et internationales et travaille avec l’édition. Durant les années 2000, il se rapproche plus de la musique raï et rap. Actuellement, il suit la nouvelle scène française en collaborant avec plusieurs artistes.

Pierre rencontre Gainsbourg en 1984 pour le magazine français BEST, pour lequel il réalise une série en noir et blanc avec le boitier Nikon F2 et son 24/mm 2. « Sergio – comme il l’appelle – avait le même rue de Verneuil ». Il décide don de le prendre en photo avec l’appareil. La complicité dans le regard de Serge montre la naissance d’un rapport d’amitié destiné à durer : « … puis nous nous sommes côtoyés régulièrement… Jusqu’au commissariat d’’Aubervilliers où Catherine Deneuve, la jolie Marianne,  a été bien éclairée à la demande de Serge; no comment / pt ». P. Terrasson.

Trellu

ALAIN TRELLU

Né à Paris, pratiquant la photographie dès ses 17 ans, il est tour à tour photographe et réalisateur de télévision à France 2, 3, 5, Canal+, RTBF … pour des séries documentaires, magazines de société, courts métrages,…,

Il s’installe à Bruxelles en 2004 et consacre ses activités à plusieurs domaines d’expression visuelle en free-lance presse : – L’architecture – la mode – l’événementiel – paysage nature – Art de la scène, spectacle.

Développement de créations personnelles qui sont exposées en galeries.

« J’ai rencontré pour l’unique fois Serge Gainsbourg à Londres en 1982. À l’époque j’étais à la fois photographe et assistant de réalisation de l’émission les Enfants du Rock sur Antenne 2.  J’en conserve le souvenir d’une rencontre inoubliable, inattendue, un vrai cadeau de la vie. Et surtout un goût de trop peu, tant Gainsbourg était un personnage très attachant, avec de l’humour, de la gentillesse, un perfectionniste, et un immense auteur et poète. 

Il m’a aussi appris la rigueur avec sois même dans le travail et la photographie plus particulièrement. » A. Trellu